LE DIAMANT est un minéral composé de carbone, dont il représente l'allotrope de haute pression, qui cristallise dans le système cristallin cubique.
C’est le plus dur (dureté Mohs de 10) de tous les matériaux naturels.
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Le mot est dérivé du grec αδαμας (adamas : « indomptable », d'adamastos : « inflexible, inébranlable », qui a également donné adamantin et adamant, ancien nom du diamant), qui désignait initialement le métal le plus dur, puis toute matière très dure, comme la magnétite. Il a ainsi servi à désigner une grande variété de gemmes, telles que (toutes ces dénominations sont désormais interdites, sauf indication de la provenance d’un véritable diamant) :
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le corindon synthétique : diamant d’alumine ;
l’hématite : diamant noir du Névada, diamant d’Alaska (hématite noire) ;
l’obsidienne décolorée : diamant du Névada ;
la pyrite : diamant alpin, diamant de Pennsylvanie ;
le quartz :
diamant de Bohême, de Briançon, de Brighton, de Bristol, de Buxton, de Hawaii ; diamant irlandais, diamant mexicain, diamant occidental ;
diamant Marmorosch (variété de quartz) ;
diamant d’Alaska, diamant du Brésil (cristal de roche) ;
diamant d’Alençon, diamant allemand (quartz enfumé) ;
diamant d’Arkansas (quartz nommé également Horatio Diamond) ;
diamant du Colorado (quartz fumé transparent) ;
diamant du Dauphiné, diamant de Rennes (quartz hyalin) ;
le zircon : diamant de Ceylan (incolore), diamant de Matura (zircon décoloré).
Il faut aussi noter qu’en France, l’usage commercial du terme diamant de culture (diamant synthétique) est interdit (cf. article gemme).
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Histoire
La découverte en 1793 de sa composition, du carbone pur, par Antoine
Lavoisier, a marqué le début de l’épopée de sa synthèse. Cependant, il a fallu attendre le milieu du XXe siècle pour qu’enfin des chimistes réussissent à le fabriquer. Dès lors, le diamant est devenu un matériau industriel dont la production annuelle atteint aujourd’hui plus de 400 millions de carats, soit 80 tonnes.
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Propriétés
Le diamant est une forme métastable du carbone dans les conditions de température et de pression normales. Il brûle dès 500°C dans un courant d’air, mais s’il est maintenu à 1 100°C sous atmosphère neutre, il se transforme en graphite.
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Structure cristalline
Maille élémentaire d’un cristal de diamant
Projection stéréographique de la figure de pôles d'un réseau cristallin de diamant selon l'axe 111 qui démontre sa symétrie au long de la diagonale d'espace du cube élémentaire.Dans son état naturel, le diamant possède une structure cubique à faces centrées (où un site tétraédrique sur deux est occupé) et huit atomes par maille élémentaire.
Le volume d'une maille est de 45,37 Å3, la densité théorique est de 3,517.
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Propriétés physiques
Sa masse molaire est de 12,02 g·mol-1, sa masse volumique mesurée est de 3 520 kg/m3.
Dans l’édifice cristallin du diamant, les liaisons entre atomes de carbones résultent de la mise en commun des électrons de la couche périphérique afin de former des couches saturées. Chaque atome de carbone est ainsi associé de façon tétraédrique à ses quatre voisins les plus proches (hybridation sp3 du carbone), et complète ainsi sa couche extérieure. Ces liaisons covalentes, fortes et donc difficiles à casser, couvrent tout le cristal, d’où son incroyable dureté.
La conductivité électrique est basse, car les électrons ne se regroupent pas comme dans un métal : ils restent liés aux atomes et ne peuvent pas, par exemple sous l’action d’un champ électrique extérieur, former un nuage électronique qui transporterait le courant de façon continue. En d’autres termes, le diamant est un très bon isolant. Néanmoins, il fait l’objet d’études en tant que semi-conducteur à large bande pour l’électronique de puissance.
La conductivité thermique du diamant est exceptionnelle, ce qui explique pourquoi il paraît si froid au toucher. Ce minéral est, de loin, le meilleur conducteur connu de la chaleur. Dans un cristal isolant électrique comme le diamant, la conductivité thermique est assurée par les vibrations cohérentes des atomes du réseau. Des valeurs de 2 500 W/(m·K) ont été mesurées, que l’on peut comparer aux 401 W/(m·K) du cuivre et aux 429 W/(m·K) de l’argent. Cette propriété en fait un candidat comme substrat pour le refroidissement des semi-conducteurs.
Enfin, le coefficient de dilatation du diamant, lié aux propriétés des vibrations
du réseau de ce matériau, est très faible. Pour le diamant pur, l’accroissement relatif de longueur par degré est d’environ un millionième à température ambiante, que l’on peut comparer aux 1,2 millionièmes de l’invar, alliage constitué de 64 % de fer et de 36 % de nickel, qui est réputé pour sa très faible dilatation. Le fer est très loin derrière, avec 11,7 millionièmes.
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Propriétés optiques
Le diamant est transparent ou translucide ; son indice de réfraction est particulièrement élevé, et varie en fonction de la longueur d’onde : ce sont ces propriétés qui lui donnent son éclat caractéristique, « adamantin ». Cet indice est de 2,407 pour la lumière rouge (687 nm), 2,418 pour la lumière jaune, et 2,451 pour la lumière bleue (431 nm).
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Formation
Les diamants sont constitués de carbone. Ils se forment lorsque ce dernier se trouve dans des conditions de température et de pression très élevées, entre 1 100 °C et 1 400 °C, ce qui correspond à des profondeurs d'environ 180 km dans le manteau terrestre. Les impuretés telles que l'azote, le soufre ou des métaux peuvent colorer le diamant.
Les diamants naturels sont composés de carbone qui se trouvait dans le manteau depuis la formation de la Terre, mais certains sont constitués de carbone provenant d'organismes, tels que des algues. C'est ce que révèle la composition isotopique du carbone [1]. Ce carbone organique a été enfoui jusqu'au manteau terrestre par le mouvement des plaques tectoniques, dans les zones de subduction.
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Remontée en surface
Les diamants d'Afrique du Sud ont été remontés par des éruptions volcaniques très puissantes. Elles ont occasionné la formation de brêches volcaniques, constituées de débris de roches à l'origine très profondes. Les diamants sont ainsi retrouvés en inclusion dans ces roches appelées kimberlites.
L'érosion peut ensuite les transporter et les incorporer dans des sédiments alluviaux.
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Gisements
La plupart des diamants sont extraits de la kimberlite présente dans les zones les plus anciennes de croûte continentale (au moins 1,5 milliard d'années)[2]. Voir craton.
Jusqu'au XVIe siècle, l'Inde et plus particulièrement la région de Golkonda (Golconde) était la seule zone de production de diamants au monde, avec la région de Bornéo. C'est en Inde qu'ont été extraits les plus célèbres diamants anciens. Puis les gisements du Brésil ont été découverts. Ils ont alimenté le marché occidental jusqu'à la fin du XIXe siècle, date de la découverte des gisements sud-africains.
Depuis cette date, la plupart des diamants viennent d'Afrique (62,1 % en 1999). Cette situation a été l'origine de plusieurs guerres comme celle du Sierra Leone, où les objectifs stratégiques étaient le contrôle des principaux gisements du pays pour financer le conflit.
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Pays producteurs
Exploitation traditionnelle du diamant en Sierra Leone, dans des alluvions En
2005, la production mondiale de diamants était de 173,5 millions de carats et les quatre principaux producteurs sont la Russie, le Botswana, l'Australie et la République démocratique du Congo qui produisent à eux quatre un peu plus de 73 % de la production mondiale [3].
Production de diamants industriels naturels en 2005 [3] Pays Millions de carats % du total
Russie 38 - 21,9
Botswana 31,89 - 18,4
Australie 30,678 - 17,7
République démocratique du Congo 27 - 15,6
Afrique du Sud 15,775 - 9,1
Canada 12,3 - 7,1
Angola 10 - 5,8
Namibie 1,902 - 1,1
Chine 1,19 - 0,7
Ghana 1,065 - 0,6
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Exploitation minière
Mine de diamant d'Udachnaya (Yakoutie, Russie)Le processus d'extraction est très diversifié, puisqu'il dépend de la région dans laquelle le diamant est exploité. Mais, en général, les opérations se divisent en trois parties :
l'élimination des éléments stériles (terre et pierre qui couvre le sable diamantifère) ;
l'extraction ;
le lavage.
Du fait du coût de l'exploitation des mines (dix tonnes de minerai permettent d'extraire seulement un carat de diamant), seules les entreprises investissent dans ces zones qui leur garantissent une production importante : généralement, des kilomètres carrés de terrain sont excavés pour obtenir une gemme de taille appréciable, d'où le coût des diamants.
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Diamants de synthèse
Article détaillé : Diamant synthétique.
Depuis que l'on sait que le diamant n'est qu'une forme particulière du carbone, les physiciens et chimistes ont essayé de le synthétiser. La première synthèse artificielle du diamant eut lieu en 1953 à Stockholm par l'inventeur Baltzar von Platen et le jeune ingénieur civil Anders Kämpe travaillant dans la compagnie suédoise ASEA.
En soumettant le carbone à une forte pression et à une haute température pendant plusieurs heures, il est possible de réaliser un diamant de synthèse. Mais en raison de leur petite taille, ces derniers ne sont utilisés que dans l'industrie.
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Utilisation
Outre la joaillerie, le diamant est utilisé dans l'industrie en raison de ses propriétés, notamment de dureté.
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Industrie
Tout d’abord, l’industrie utilise beaucoup le diamant en raison de sa dureté. Depuis les outils de coupe et d’usinage fondés sur les propriétés mécaniques du diamant, jusqu'aux enclumes à diamant permettant de recréer des pressions titanesques, les applications en sont multiples. Cette dureté intervient aussi dans la précision que l’on peut atteindre avec des outils en diamant. Notamment, les scalpels en diamant, permettent de créer des incisions ultraprécises (en ophtalmologie par exemple), car le moindre effleurement découpe la peau. De surcroît, le diamant étant constitué de carbone, il est
biocompatible et ne génère pas de rejet ou de toxicité.
La chimie s’intéresse aussi fortement au diamant : il possède des propriétés qui le rendent tout à fait approprié pour des applications en électrochimie. D’une part, il est résistant aux acides et aux bases, ce qui permet une utilisation dans des milieux corrosifs. D’autre part, les électrodes de diamant plongées dans de l’eau pure ne subissent aucune réaction électrochimique ; elles sont donc très efficaces.
De nombreux dispositifs optiques utilisent la transparence du diamant, tandis que les dispositifs électroniques exploitent notamment ses propriétés thermiques.
En raison de sa faible conductivité électrique, le diamant peut être utilisé dans l’industrie des semi-conducteurs lorsqu’il est dopé avec des impuretés de bore ou de phosphore.
Les diamants sont actuellement à l’étude pour une utilisation comme détecteurs :
de rayonnements dans des installations de recherche scientifique. Le CERN devait recevoir plusieurs mètres carrés de détecteurs en diamants synthétiques. La technologie n’ayant pas avancé assez vite, ils seront en silicium ;
de rayonnements dans les installations de radiothérapie. Le carbone du diamant est le même que celui du corps (carbone 12 normal) et permet donc des mesures de dose plus proche de la dose réellement reçue par les tissus ;
de produits divers, par les méthodes de type SAW (Surface Acoustic Waves), car le diamant est un très bon transducteur, grâce à sa rigidité. Il est cependant nécessaire de déposer (par des méthodes de CVD-Magnétron, notamment) un film mince de nitrure d'aluminium, qui est un piézoélectrique, au contraire du diamant. La forme du dépôt influe sur les produits détectables.
En revanche, et malgré leur stabilité considérable, les diamants ne peuvent pas servir dans un cœur de centrale nucléaire, car le bombardement est bien trop important et le matériau serait détruit.
La production de diamant naturel est principalement destinée à l’industrie.
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Joaillerie
Bague en diamant (solitaire)Les qualités de certains diamants (comme leur pureté, leur taille importante et leur couleur) font du diamant, la plus célèbre des pierres précieuses en joaillerie.
La beauté de son brillant est due au fait qu’il possède un haut indice de réfraction de la lumière et un grand pouvoir dispersif : en pénétrant, les rayons de lumière sont réfléchis à l’intérieur de la pierre à l’infini et la lumière blanche se disperse, retourne à l’intérieur transformée en un éventail de couleurs. Les diamants (comme les gouttes d’eau) fonctionnent comme des prismes en freinant, plus ou moins en fonction des longueurs d'onde (violette au maximum, rouge au minimum) de façon que les couleurs soient dispersées sous forme d’arc-en-ciel.
Mais tous les diamants ne sont pas utilisés en bijouterie. Tout défaut peut leur ôter de la valeur et ils sont alors employés pour des applications industrielles. Généralement ceci arrive avec ceux qui présentent des bulles internes ou des particules étrangères, ou s’ils sont de forme irrégulière ou pauvrement colorés.
Taille
Diamants taillés, La taille des diamants s'effectue surtout à Anvers (Belgique),
à Tel-Aviv (Israël) et au Gujarat (Inde) par la communauté jaïn. En Thaïlande, ce sont les pierres précieuses (rubis et saphirs) qui sont taillées.
Le degré de la beauté de l'arc-en-ciel du diamant dépend, en grande partie, de la sculpture et du poli de la pierre. Bien que naturellement les diamants aient leurs éclats propres, ceux-ci peuvent être améliorés et multipliés par la taille experte d'un lapidaire.
Du fait de son extrême dureté, le diamant ne peut être usiné que par un autre diamant, c'est pourquoi la sculpture et le poli de la pierre en sont les éléments les plus importants.
Avant de le tailler, on examine la gemme pour déterminer ses plans de clivage. On trace ensuite sur elle une ligne qui marque le périmètre de ces plans. Sur celui-ci, on fait une petite cannelure avec une espèce de bois qui porte dans son extrémité un diamant. Par cette ouverture, on introduit une fine lame d'acier, on donne un coup sec et la pierre se divise en deux.
Il existe de nombreuses façons de tailler le diamant, mais la plus connue, celle qui met le mieux en valeur la beauté du diamant et qui est de ce fait la plus utilisée, est certainement la taille « brillant ». Cette technique perfectionnée permet de transformer les pierres brutes en véritables joyaux de lumière, en faisant apparaître 58 facettes (57 si l'on ne tient pas compte de la collette) : 33 sur la couronne et 24 sur la culasse, régulières et de tailles définies précisément, à la surface du diamant.
En effet, si les notions de pureté et de couleur paraissent familières, les proportions de taille le sont plus rarement. Pourtant, ces dernières sont un facteur de qualité essentiel. Elles conditionnent directement le rendu de brillance et le « feu » du diamant. À couleur identique, un diamant possédant de bonnes proportions sera bien plus éclatant qu'un diamant pur incorrectement taillé.
Depuis l'apparition de la taille Tolkovskyen (1919), les diamantaires n'ont cessé de chercher à optimiser le rendu de brillance du diamant. De toutes les tailles du diamant, c'est certainement la forme ronde brillant qui a été la plus étudiée et qui est la plus aboutie ; aujourd'hui, les proportions appliquées à cette taille résultent directement de la compréhension des lois optiques du matériau et de la maîtrise de la technique de taille et du polissage.
Au Japon est très apprécié la taille flèche et cœurs, nommée ainsi à cause des formes des jeux de lumière.
Les apprentis tailleurs sont aujourd'hui très rares, la taille étant de plus en plus réalisé par des des lasers à l'aide de systèmes informatiques.
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Couleur
Les diamants sont aussi classés par couleur. La couleur la plus commune étant « le blanc » (ici, le blanc désigne plutôt l'absence de couleur : c’est-à-dire que le diamant est transparent). Ces couleurs sont notées grâce à un code utilisant les différentes lettres de l'alphabet :
Code Couleur
D Blanc exceptionnel +
E Blanc exceptionnel
F Blanc extra +
G Blanc extra
H Blanc
I et J Blanc nuancé
K et L Légèrement teinté
M à Z Couleur teinté
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Pureté
Les diamants contiennent aussi une grande variété d'inclusions qui peuvent modifier son apparence. Une inclusion, ou impureté, est appelé un « crapaud ». Ceux-ci sont indiqués en utilisant les codes suivants :
Code Signification
IF (Internally Flawless) Absence d'inclusions avec un grossissement de 10 fois
VVS1-VVS2 (Very Very Small inclusions) Minuscule(s) inclusion(s) très difficilement visible(s) à la loupe avec un grossissement de 10 fois
VS1-VS2 (Very Small inclusions) Très petite(s) inclusion(s) difficilement visible(s) à la loupe avec un grossissement de 10 fois
SI1-SI2-SI3 (Small Inclusions) Petite(s) inclusion(s) facilement visible(s) à la loupe avec un grossissement de 10 fois
I1-I2-I3 (Imperfect) Grande(s) et/ou nombreuses inclusion(s) visible(s) à l'œil nu
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Diamantaires et gemmologues
Ce classement en catégories du diamant (les 4C) est réalisé
par des professionnels. On appelle les personnes chargées de ce travail les gemmologues. Il existe peu de laboratoires mondiaux de gemmologie, les plus connus sont :
Gemological Institute of America (GIA) à New York
Diamond High Council (HRD) à Anvers
International Gemological Institute (IGI) à Anvers
American Gem Society (AGS) à New York
Chaque diamant ainsi étudié et classé reçoit un certificat d'authenticité. Il s'agit d'un carte d'identité du diamant pour tous les échanges mondiaux qui suivront.
Le diamantaire a contrario du gemmologue n'étudie pas la pierre précieuse mais la négocie et réalise le cas échéant une monture pour la mettre en valeur. Il ne travaille que des pierres taillées mais pas de pierres brutes.
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Découverte récente
Le plus gros diamant du monde a été découvert le 25 août 2007 dans une mine sud-africaine et pèserait le double du Cullinan qui pèse 3 106 carats. Le diamant a été transporté à Johannesbourg.

Cette gemme représente LE SEIGNEUR SOLEIL . IL est aussi connu sous le nom de GEMME DE SOLEIL . Lorsqu ' IL ( le rubis ) est porté sur votre doigt ou autour du cou , IL améliore votre pouvoir de concentration d ' esprit et il donne à votre peau une teint éclatant.
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Quelle est la couleur qui évoquerait spontanément pour vous l’amour, l’éclat, la passion, la puissance ? Très certainement le rouge.
Le rouge est symbole d’amour; il en émane de la chaleur et un fort sentiment de vitalité.
Le rouge est également la couleur du rubis, le roi des cristaux précieux. Dans le royaume passionnant du Précieux, les rubis sont communément admis comme des Empereurs.
Pendant des milliers d’années, le rubis a été considéré comme une pierre
précieuse de la plus haute valeur au monde. Il possède tout ce qui fait d’une pierre qu’elle soit précieuse : une couleur merveilleuse, une dureté remarquable et un éclat éblouissant. C’est, en outre, une pierre gemme de très grande rareté, particulièrement en ce qui concerne les meilleures qualités.
L’Inde a longtemps été considérée comme la terre classique des rubis.
La littérature indienne en montre une connaissance importante et variée qui a été recueillie et qui est passée de génération en génération, pendant plus de deux millénaires.
Le terme de « corindon » lui-même, que nous utilisons de nos jours, est dérivé du mot sanscrit «kuruvinda ». En langue sanscrite, le rubis est appelé «ratnaraj » dont la traduction serait « Roi des Pierres Précieuses ».
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On rapporte qu’à chaque fois que l’on trouvait un important cristal de rubis, l’empereur envoyait ses notables, à la rencontre de cette pierre précieuse, pour lui souhaiter la bienvenue de façon appropriée. De nos jours, des rubis ornent encore les blasons de nombreuses Maisons Royales.
Mais il ne s’agit pas toujours de rubis véritables.
JUSTE UN PEU DE CHROME
Le rubis est la variété rouge du minéral dit « corindon », l’un des plus durs au monde. Il comprend aussi le saphir. Le corindon pur est incolore. Ce sont de légères traces d’éléments tels que le chrome, le fer, le titane ou le vanadium qui vont lui donner de la couleur.
Ces pierres sont d’excellente dureté. A l’échelle de Mohs, une barème qui classe les substances par arpport au diamant (la plus dure des substances connues) qui est de dureté 10. Les rubis atteignent 9.
Seul peut être appelé « rubis » un corindon de couleur rouge. Les autres corindons sont des saphirs.
La parenté étroite entre rubis et saphirs est connue depuis le début du 19ème siècle. Avant cette époque, on pensait que les grenats et les spinelles rouges ( dot nous parlerons séparément) étaient des rubis. A cause de cette classification erronée, il se pourrait que les pierres que l’on a appelées « rubis noir » ou « rubis Timur » et qui décorent la couronne britannique soient, en fait, des spinelles et non des rubis.
Le rubis, cette magnifique variété rouge de la famille multicolore des corindons,
est constitué d’oxyde d’aluminium et de chrome en même temps que, suivant le cas, de traces d’autres éléments, en très petite proportion. S’agissant de pierres dotées de couleur délicate et de bonne limpidité, les mines qui produisent ces variétés sont très rares de par le monde. C’est, en fait, le chrome qui est cause de cette rareté. C’est lui qui donna au rubis sa merveilleuse couleur, il y a des millions d’années, à l’époque de l’élaboration des pierres gemmes au sein même de l’écorce terrestre. . Mais le chrome est, du même coup, responsable de la multitude de fissures et de petites irrégularités à l’intérieur du cristal.
Il n’y eut que très peu de cristaux qui purent, sans encombre, atteindre des dimensions importantes et cristalliser en pierres gemmes parfaites. C’est pourquoi les rubis, d’un poids dépassant 3 carats, sont tout à fait exceptionnels, quand ils sont vraiment très beaux..
Il n’y a donc pas lieu de s’étonner, si des rubis pratiquement purs, de bonne couleur et de dimension notable, atteignent dans les ventes aux enchères des prix record, dépassant ceux du diamant.
Certains rubis ont un superbe reflet satiné. C’est ce que l’on appelle la « soie » d’un rubis. Cette particularité s’explique par la présence de très fines aiguilles de rutile.
De temps à autre, nous nous trouverons en face de « rubis étoilés », extrêmement rares. C’est encore le rutile qui est ici en cause. Il est incrusté en forme d’étoile dans le corps même de la pierre. L’effet de lumière ainsi produit est ce que les experts nomment « astérisme ». On les taille en forme de cabochon ce qui donne le résultat étonnant d’une étoile à six branches qui semble glisser de façon magique à la surface de la pierre quand on la bouge. Les rubis étoilés sont rares et onéreux. Leur valeur dépend de leur beauté et du côté plus ou moins attractif de leur couleur. La pureté est ici secondaire.
Dans un bon rubis étoilé (également appelé «rubis star») on doit toujours apercevoir les rayons de l’étoile, bien nets, dans le dôme arrondi du cabochon, au centre précis duquel doit se situer l’étoile elle-même.
ROUGE RUBIS EGALE PASSION
Rouge comme un rubis. Rouge rubis.
Le facteur le plus important dans cette pierre de grande valeur est sa couleur.
Il y a naturellement une raison pour cette dénomination « rubis ». Elle vient du mot latin « rubens » qui signifie « rouge ».
Le rouge du rubis se situe dans une catégorie spécifique : chaude et ardente.
Deux éléments magiques sont associés au symbolisme de cette couleur : le feu et le sang.
Ce qui implique pour l’espèce humaine, la chaleur et la vie. Le rouge rubis n’est donc pas seulement une couleur antique. Non ! C’est la quintessence de la couleur : ardente, passionnée et puissante.
Le rubis est le symbole parfait, que ne recèle aucune autre pierre, de sentiments vigoureux.
Une bague sertie d’un précieux rubis ne symbolise donc pas un attachement purement calme et pondéré mais plutôt un amour passionné, débridé, que deux êtres ressentent l’un pour l’autre.
LIEUX DE NAISSANCE
Quel est le rubis le plus beau ? Voilà une fort bonne question !
En fait, le rubis peut avoir diverses nuances de rouge qui dépendent de son lieu d’origine. La variété de ces différents rouges est considérable.
Si nous prenions pour points de comparaison les différentes catégories d’hôtels, nous pourrions dire qu’elle va, de la petite auberge de village au palace sept étoiles.
Prenons un exemple : un expert parlera de « rubis birman » (il pourra aussi dire « rubis d’Orient »). Cela correspond au super palace mais n’implique pas, cependant, que la pierre soit d’origine birmane. C’est une indication de base : la couleur de la pierre en cause est celle qui est typique des fameux gisements de Birmanie, connus de nos jours sous le nom de Myanmar.
C’est un rouge généreux avec un mini-reflet très légèrement bleuté. On parle également du rouge « sang de pigeon » mais le terme « rouge birman » est plus précis. Un expert associerait immédiatement cette teinte à la « route de Mogok » et au centre de pierres précieuses de Mogok, au nord de Myanmar.
Là, se situent les fameux gisements de la partie du pays, située dans une vallée, dominée par de hauts sommets montagneux. Les pierres ainsi extraites, au prix d’un travail de forçat, dans la « vallée des rubis », sont d’un éclat fascinant et sans égal. Malheureusement, ici aussi, celles qui sont de haute qualité sont de grande rareté. La couleur du rubis de Birmanie est considérée comme d’une vivacité exceptionnelle. Il brille incomparablement, à n’importe quelle lumière, qu’elle soit naturelle ou artificielle.
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Notre périple à travers les divers gisements, les plus importants du monde, va nous mener plus loin à la petite cité de Mong Hsu, au nord-est de Myanmar. Nous y trouverons les plus importants gisements qui marquèrent les années quatre-vingt-dix. Au début, on ne pensait pas que leurs pierres puissent être utilisées en joaillerie.
Les cristaux issus de Mong Hsu sont en effet bicolores à l’état naturel : un centre noirâtre et des parois externes, d’un rouge vif. Mais quand on découvrit qu’un traitement thermique faisait disparaître le noir du centre et que seul restait le rouge de la périphérie, les rubis de Mong Hsu trouvèrent un débouché sur le marché de la joaillerie. Aujourd’hui les mines de Mong Hsu figurent parmi les fournisseurs de rubis les plus importants. Ils offrent des pierres, chauffées en général, de qualité commerciale, en grosseur allant de 0,5 à 3 carats.
Il y a également des gisements de rubis au pays voisin : le Vietnam, non loin de la frontière chinoise.
Les rubis du Vietnam ont généralement un reflet légèrement pourpre.
La Thaïlande est, elle aussi, un fournisseur classique de rubis mais ils sont généralement d’un rouge foncé à tendance brunâtre ou violacée. Le « rubis de Siam » qui est d’un rouge plus élégamment nuancé est considéré comme ayant une couleur presque aussi belle que celle des rubis birmans ; ils sont particulièrement appréciés aux Etats-Unis.
Les rubis de Ceylan, qui sont devenus très rares, étaient généralement de
couleur claire, un peu comme des framboises mures.
D’autres gisements se trouvent au Nord Pakistan, dans la vallée du Hunza ou encore au Cachemire, au Tadjikistan, au Laos, au Népal et en Afghanistan. Mais il y a également une production en Inde, où furent découverts des gisements dans les états fédéraux de Mysore et d’Orissa.
Les cristaux en sont relativement gros mais ils sont pleins d’inclusions. On les utilise néanmoins pour en faire des boules ou des cabochons.
A l’heure présente, l’Afrique orientale est devenue un producteur de rubis.
Ceux du Kenya et de Tanzanie constituèrent une surprise pour tout le monde, experts compris, quand on les découvrit dans les années soixante. Leur couleur est remarquablement belle. Elle va du rouge clair au rouge soutenu mais, en Afrique aussi, les pierres limpides, de bonne couleur et de bonne dimension, sont tout à fait rares.
De façon générale, ce qui sort des mines est, globalement, de qualité très moyenne.
Des gisements ont récemment été découverts à Madagascar. Il est trop tôt pour savoir s’ils seront abondants et si leur exploitation sera durable.
LA COULEUR AU-DESSUS DE TOUT (OU PRESQUE)
Ainsi que nous le disions plus haut, la couleur est le facteur le plus important en ce qui concerne le rubis. La limpidité n’est ici que secondaire. C’est
pourquoi des inclusions n’affectent pas la qualité du rubis sauf, évidemment, si elles nuisent à la transparence de la pierre ou si elles se situent en plein centre de sa table. Les inclusions, dans un rubis, sont en quelque sorte ses empreintes digitales. Elles constituent la signature de son individualité et, du même coup, prouvent son authenticité. C’est une sorte de certificat fourni par la Nature.
La façon dont la pierre est taillée est essentielle. Seule la perfection, en ce domaine, soulignera convenablement la beauté de cette pierre précieuse de grande valeur et fera vraiment du rubis un « Roi des Gemmes ». Mais, de même qu’un amour véritable est une véritable rareté, de même l’est un rubis parfait. Si jamais vous en trouvez un, il vous coûtera une fortune. Cependant, si vous découvrez « votre » rubis, n’hésitez jamais et gardez le toujours ! Rien ne pourra vous procurer un plaisir comparable, impérissable, de jour comme de nuit. A la lumière naturelle ou à la lumière artificielle : le rubis c’est la vie !
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La plus précieuse et la plus rare des pierres a naturellement séduit les plus puissants des hommes.
Le rubis, du latin "rubeus", qui signifie rouge, est la plus chère des pierres précieuses en raison de sa rareté. Dans le monde minéral, la couleur rouge est en effet la plus rare. On dit du rubis qu'elle est la plus précieuce des douze pierres que Dieu créa. Le rubis parfait est si rare que les professionnels doivent ratisser le monde entier pour en dénicher.

1. feline le 06-10-2007 à 00:45:18 (pierre gravée)
J'aime beaucoup la première bague, elle est très belle! J'ai aussi mis un com sur l'article précédent!
2. liloo le 07-10-2007 à 01:35:44 (pierre gravée)
Je n'étais pas très fan du rubis, mais les goûts changent et je me verrais bien avec un beau petit rubis monté sur or blanc! Rien que ça!
Taille des 4 premières et taille 8/8
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Taille 16/16
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Taille 32/24 ou "Brillant"
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Taille à degrés "Emeraude"
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Taille " Marquise" ou "Navette"
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Taille "Poire"
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--Les PLUS GROS DIAMANTS--
Le Cullinan |
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Le Cullinan est le plus gros diamant jamais trouvé (3106 carats : de la taille d'un poing). Il fut découvert à Premier Mine en Afrique du Sud en 1905, mine appartenant à Thomas Cullinan. Son envoi à Londres en 1907 est assez inattendu : un leurre fut mis en place (navire avec un convoi fortement armé) alors que le diamant était tout simplement envoyé par la poste en paquet ordinaire ! A Amsterdan , Joseph Asscher fut chargé de tailler le diamant. Après avoir longuement étudié le diamant, il commença sa taille le 10 février 1908 : au premier coup porté, ce fut le couteau d'acier qui se brisa en deux ! Mais il parvint avec le deuxième couteau à cliver le diamant en trois parties : les deux plus gros morceaux donnèrent le Cullinan I (photo) et Cullinan II. Sa tâche se termina le 13 octobre 1908. La production totale fut de 9 pierres principales (Cullinan I à IX), 96 éclats et plusieurs carats d'extrémités brutes. |
| Le Sancy |
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Le Sancy, diamant de 55 carats originaire des Indes, fut, dit la légende, trouvé sur Charles le Téméraire au moment de sa mort. Il fut ensuite la propriété de Nicolas Harlay de Sancy (ministre d'Henri IV), qui lui donna son nom, puis il fut vendu à Jacques 1er d'Angleterre, puis revint à Mazarin qui le légua à la couronne de France. Il fut volé à la révolution, puis il réapparut vers 1828 chez une famille russe. Il fut racheté au début du siècle par la famille Astor de Londres, puis par le Musée du Louvre en 1976 ! |
| Le Hope |
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De même, le Hope, diamant bleu de 44.5 carats originaire des Indes, ayant appartenu à Louis XIV, fut volé à la révolution au garde meuble national. Il fut retaillé, puis vendu à sir Hope, banquier à Londres, qui lui donna son nom. Racheté par Cartier, puis vendu à Mrs Mac Lean, qui le vendit à Harry Winston, qui en fit don au Smithsonian Institute de Washington où il est toujours exposé ! |

1. breizhette56 le 05-10-2007 à 15:39:00
j'aime bien ton nouveau blog. Dis, vu qe tu parles des (jolies) pierres, tu nous ferais un article sur les pierre maudites?
bisous bisous
2. aurore le 05-10-2007 à 16:11:36 (pierre gravée)
Merci breizh..je verrai ça !!..
3. liloo le 05-10-2007 à 22:20:20 (pierre gravée)
La taille d'un poing! Impressionnant!
Tu fais du bon boulot sur tes blogs! Biz
4. aurore le 05-10-2007 à 23:34:26 (pierre gravée)
merci cocotte..c'est ma "caverne d'ali baba" !!
5. feline le 06-10-2007 à 00:43:36 (pierre gravée)
Très interessant tout çà! quel travail de recherche tu as dû faire!!! Et justement je viens d'écouter une émission sur TF1, on y parlait du bijou "hope" il parraît qu'il y a une malédiction sur ce bijou et que tout ceux qui l'on acheté on tous péri de façon violente et même ceertaine famille ont été décimées!!! Incroyable çà hein!!! c'était dans l'émission "les 30 histoires les plus incroyables" sur TF1 à 20h50 justement ce soir, et toi tu parle de ce bijou, quelle coincidence!!! Bonne soirée ma belle, et merci pour tout tes renseignement. (J'aime les rubis mais ce n'est pas ma couleur préférée en bijou)J'ai bien aimé les renseignements sur la taille des bijoux et leur formes! J'aime bien la forme "marquise"très féminin je trouve!Gros bisous
6. keke le 29-12-2007 à 22:53:41
j'adore les diamants et les pierre de couleur j'ai 14 an et j espere que lanne prochaine je serait admis au lycéé pour passer mon CAP d'art du bijou et du joyau.
7. aurore le 30-12-2007 à 22:41:14 (pierre gravée)
Super KEKE ! j'espère que ce blog t'aura conforté dans le choix de ta future voie professionnelle !

1. esuna le 04-10-2007 à 22:33:24 (pierre gravée)
PAIX
Ton blog est magnifique. Je t'ai déjà dans mes favoris, je dois mettre ce titre pour voir tes futurs articles d'ici ?
Bisous.
2. aurore le 05-10-2007 à 03:09:43 (pierre gravée)
ESUNA.. tu indiques "TRESORS" ds tes favoris.. merci !
Reportez-vous, par la pensée, à l’époque où la globe terrestre n’avait pas encore l’aspect que vous lui connaissez. Des masses énormes de matières diverses dérivaient, se choquaient, fusionnaient, se déplaçaient. Des températures fabuleuses, associées à des pressions gigantesques, permettaient des amalgames impossibles à concevoir de nos jours mais dont nous constatons les résultats.
Certains de ces bouleversements géants ont donné naissance à des cristaux. Les uns furent colorés, d’autres non.
C’est à ces cristaux colorés, précieux à cause de leur rareté, que fut attribué le nom de « pierres précieuses de couleur ».
La turquoise est ancienne et pourtant, elle est toujours au top de la mode.
Son bleu ciel brillant appartient aux couleurs favorites, de tous les temps et de
toutes les tendances de la mode internationale.
Dans toutes les traditions culturelles, qu’elles soient du Nouveau Monde ou de l’Ancien, la turquoise a été considérée comme une pierre sacrée, un porte-bonheur, un talisman. C’est en quelque sorte la « pierre-de-tout-un-chacun ». La preuve la plus ancienne en est que, dans les tombes égyptiennes, datant d’environ 3.000 ans avant notre ère, on a trouvé des objets ornés de turquoises.
Dans l’ancien royaume de Perse, on portait généralement la turquoise en collier, ou en bague, comme protection pour éloigner le spectre d’une mort, autre que naturelle.
Si la pierre changeait de couleur, il y avait, pour qui la portait, un danger imminent.
Depuis ces temps reculés, on s’est en effet aperçu que la turquoise était susceptible de changer de couleur mais cette réaction n’indique en rien un danger quelconque.
La raison véritable en est plutôt l’influence de la lumière, l’effet des produits cosmétiques, de la poussière ou même de la variation du degré d’acidité de la peau, tous motifs susceptibles de provoquer une réaction chimique de la pierre.
LA TURQUOISE PROTECTRICE PERMET DE JOUIR DE LA VIE
A une certaine époque, la turquoise était censée être à l’origine de la richesse matérielle de qui en était porteur.
Al Kazwini, philosophe persan, écrivait par exemple : « Qui porte à la main une turquoise et s’en sert comme sceau, ne sera jamais pauvre ».
La turquoise était appréciée, en tant que pierre ornementale pour les turbans. Elle était souvent portée en colliers, censés protéger du « mauvais œil ». On s’en servait aussi comme talisman décorant des poignards, des cimeterres ou des harnais de chevaux.
C’est seulement à l’époque des croisades, que la turquoise fit son apparition en Europe. C’est ainsi qu’on l’appela « turquoise » signifiant tout simplement « pierre de Turc »
La turquoise a toujours occupé une place à part, parmi les pierres gemmes, en Amérique du Sud, du Centre et du Nord. Ainsi, les anciens Aztèques ont-ils toujours décoré leurs masques de cérémonie de cette pierre, qui, d’après leurs croyances, était une «pierre sacrée».
Les Indiens d’Amérique du Nord, encore aujourd’hui, fabriquent des pièces de joaillerie traditionnelle, en argent et les sertissent de turquoises. Ils croient que cette pierre gemme, couleur de ciel, établit un lien direct entre le divin et le terrestre.
De tous temps, la turquoise a été, dans l’histoire, une protection qui éloignait l’influence des puissances obscures ou maléfiques et protégeait contre elles. A une époque reculée, elle protégeait les cavaliers et leurs chevaux, de chutes accidentelles.
De nos jours, elle est tenue pour la pierre bénéfique des aviateurs, du personnel navigant et autres professions, qui ont besoin de protection particulière, pour éloigner le spectre des accidents.
Dans l’enseignement moderne des « Pouvoirs de guérison des Pierres » il est recommandé de porter des turquoises, si l’on éprouve quelque inquiétude, génératrice possible de dépression, devant les problèmes que pose la vie quotidienne.
Leur couleur claire et gaie est censée apporter de la confiance en soi, aux personnes qui se sentent écrasées. La turquoise est également très populaire en tant que gage d’amitié car elle a la réputation d’être un élément de fidélité et de relations solides.
LE BLEU DU CUIVRE. LE VERT DU FER.
La turquoise est un aluminophosphate de cuivre, de dureté 6, c’est à dire considérablement moins dure que le quartz. Rappelons que le diamant est de dureté 10.
Elle se trouve naturellement, dans toutes les nuances allant du bleu ciel au
vert grisâtre, là où, d’ordinaire, le sol recèle du cuivre en forte proportion. Toutefois, il n’y a que les meilleures qualités qui aient la couleur typique de la turquoise. Dans les pierres ordinaires, elle est plutôt légère et va du bleu tirant sur le vert au vert pâle.
La couleur bleue vient du cuivre, alors que la teinte verte vient du fer ou du chrome.
Il est fréquent que la matière soit veinée ou comporte des taches, qui, suivant le cas, sont brunes, grisâtres ou même noires. Ces marques, plus ou moins accentuées sont appelées « toiles d’araignée ». Les microcristaux sont vraiment minuscules et, généralement, invisibles à l’oeil nu.
En général, les turquoises se trouvent incrustées, soit en filons, soit en nodules, soit en pépites.
Les gisements les plus connus se trouvent aux USA, au Mexique, en Israël, en Iran, en Afghanistan et en Chine.
Les plus belles viennent du Nord de l’Iran. Elles ont un merveilleux bleu tendre.
Il est très rare qu’on taille la turquoise à facettes. Elle est, d’habitude, taillée en cabochon ou en boule. On la taille également en formes fantaisie.
LA CIRE REND LA TURQUOISE RESISTANTE
La turquoise est relativement tendre et, donc, très délicate. Du fait que, même les meilleures qualités sont susceptibles de pâlir à l’usage, on enduit aujourd’hui, de cire, les pierres de toutes spécifications, de façon à ce que ce traitement améliore leur résistance. Il va, en effet, donner à ces pierres si sensibles, une plus grande robustesse.
On trouve également, en abondance, des turquoises qui ont été enduites de résines synthétiques.
Elles sont d’un prix très abordable. Leur couleur est gaie et elles sont bien résistantes.
Mais il est bon de faire attention car, beaucoup d’entre elles, sont susceptibles d’avoir été baignées dans une solution colorante, avant d’avoir été enduites de cire et, d’après les règles de l’ICA, ce processus doit obligatoirement être déclaré.
Il existe, en outre, des pierres qui sont faites de poudre de turquoise et sont dites « reconstituées ».
A cause de leur sensibilité particulière, presque toutes les turquoises ont donc été traitées de façon à préserver leur beauté. Mais la nature des traitements diffère considérablement.
Il tombe sous le sens que, les pierres qui étaient naturellement belles et qui ont été simplement enduites de cire ou endurcies grâce à de la résine artificielle, atteignent des prix plus élevés et soient plus appréciées, que celles qui ont été traitées de façon à en renforcer la couleur.
Il vaut donc mieux acheter une turquoise chez un bijoutier en qui vous avez confiance.
UN PAN DE CIEL ENTRE VOS MAINS
La meilleure qualité de turquoises est d’un bleu ciel, pur.
Une telle couleur a de la valeur avec ou sans les veinules en toile d’araignée. La qualité décroît, quand augmente la composante de couleur verte. De même, elle baisse quand s’accroissent la quantité de taches et les irrégularités dans les fils d’araignée.
La turquoise doit être gardée à l’abri des produits cosmétiques, de la chaleur trop intense et de la lumière trop forte. Voici une pierre qui n’apprécie guère le bain de soleil. Il est bon de la nettoyer de temps à autre avec un chiffon doux, après qu’on l‘ait portée.
La couleur de la turquoise vous procurera une sensation de bonheur et de relaxation car elle réunit le bleu du ciel et le vert tonique des flots marins.
Elle est tellement spécifique, que le langage courant a pris le nom même de la pierre pour décrire sa couleur : Turquoise.
Ainsi est-ce un morceau de ciel, que vous aurez en mains, si vous optez pour une turquoise.
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La Turquie, pays distributeur de turquoises, aurait ainsi baptisé vers 1300 cette pierre pourtant beaucoup plus ancienne.
En effet des archéologues ont trouvé quatre bracelets d’or incrustés de turquoises au bras d’une momie célèbre, vieille de 7500 ans
C’est une pierre de communication qui aide à l’expression et favorise l’écoute des autres
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MYTHES ET CROYANCES SUR LA TURQUOISE
De nombreuses civilisations nous ont légué des documents ou des objets d’arts attestant l’importance qu’elles accordaient à la turquoise: les Aztèques, les Incas, les Perses, les Egyptiens et les Indiens d’Amérique.
On employa la turquoise pendant des siècles comme talisman afin d’assurer bonheur et bonne fortune à son possesseur.
Au Tibet, encore aujourd’hui, on porte beaucoup de turquoises et on en fait des ornements pour les cérémonies religieuses.
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TRADITIONS
Aztèques: le dieu du feu était appelé “ Maître de la turquoise”
Bouddhisme tibétain: richesse matérielle et spirituelle (associé au corail)
Musulmans: pouvoir spirituel
Noces de turquoise: 18 ans de mariage
Symbolique: feu, soleil et eau.
Considérée comme pierre porte-bonheur
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couleur: bleu ciel à bleu vert et vert jaunâtre
Dureté: 5-6 sur 10 sur l’échelle de Mohs
transparence: opaque
résistance: moyenne, fragile et poreuse.
origine du nom: la Turquie était autrefois un des hauts lieux du commerce de la turquoise
Gisements: Afghanistan, Australie, Chine, Iran, Israël, Tanzanie, USA
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La turquoise a fasciné les hommes depuis déjà bien longtemps. Elle était utilisée par les Egyptiens 6000 ans avant Jésus Christ (on trouve cette pierre dans la péninsule du Sinaï). On a retrouvé des bracelets en turquoise sur les bras de la momie de la Reine Zar, Reine de la 1ère dynastie, soit 5500 avant J.C. Les mines de Nishapur en Perse (maintenant l'Iran) étaient connues pour l'excellente qualité de leurs turquoises. Cette pierre était d'ailleurs un article de troc pour les premiers Persans. On la retrouve aussi au Turkistan au cours des 1er et 3ème siècles avant notre ère. En Inde et au Tibet on l'employait en médecine, dans l'art et la bijouterie. La turquoise ne devient populaire en Europe qu'après la Renaissance. Son nom vient d'un mot français qui signifie "pierre de Turquie".
En Amérique du Nord, les indiens Anasazi ont extrait ce minerai dans le sud-ouest du continent Américain. Les indiens Navajo pensent que la turquoise est un morceau du ciel qui est tombé sur terre, les Apaches croient qu'elle combine les esprits de la mer et du ciel afin d'aider les guerriers et les chasseurs. Les Zunis croient qu'elle les protège des démons et les Aztecs réservaient la turquoise à l'usage exclusif des Dieux , la pierre ne pouvait être portée par des mortels.
La pierre qui soigne
La turquoise a toujours été considérée comme une pierre de vie et de bonne fortune qui avait même des propriétés curatives. La turquoise était employée comme un médicament par les indiens: on pensait qu'elle soignait les désordres gastriques, les hémorragies internes, les piqûres de serpents et de scorpions. En plaçant les pierres (directement ou en baume) sur les paupières on pouvait prévenir la cécité. En talisman, elle protégeait des blessures par accident et de la folie.
Composition et formation
La turquoise est une pierre opaque qui fait partie de la classe des phosphates. Elle est composée de fer, de cuivre, d'aluminium, de phosphore, d'hydrogène et d'oxygène. On y retrouve également du calcium, du magnésium, du manganèse, du silicium et du zinc. La turquoise se forme s'il y a combinaison d' une source de cuivre, de phosphore, d'aluminium et présence d'eau. On la retrouve beaucoup dans des environnement semi-arides, ou arides comme les déserts. Pendant des milliers d'années c'est la turquoise d'un bleu intense qu'on trouvait en Perse qui était synonyme de haute qualité.
Mine de turquoise dans le Nevada
Au début du XXème siècle les mineurs du sud-ouest américain découvrirent des gisements significatifs aux Etats-Unis. Aujourd'hui, la majorité des plus belles pierres viennent des Etats-Unis. Certaines pierres peuvent atteindre 2,200 dollars par kilogramme. La dureté de la turquoise varie de 5 à 6 sur l'échelle de Mohs (utilisée pour mesurer la dureté des minéraux, cette échelle varie de 1 à 10).
La couleur de la turquoise peut varier d'un bleu profond à un vert profond. Plus il y a de cuivre, plus la pierre est bleue, plus il y a de fer, plus la pierre est verte. La couleur de la pierre peut changer si l'humidité est plus élevée, elle tendra alors vers le vert. Une série d'essais chimiques ont été conduits dans différentes mines autour du globe. Il y avait 10 échantillons américains dont la moyenne révèle la constitution suivante: cuivre 4 à 9%, phosphore 27 à 34%, aluminium 29 à 44%, fer 1.2 à 4.4% et l'eau qui est l'élément clé s'élevait en moyenne à 18%. Une autre particularité de la turquoise c'est qu'elle peut absorber un autre minerai comme l'oxyde de fer qui va se répendre dans les craquelures et tracer comme une sorte de toile d'araignée dans la pierre. Ce genre de pierre est très recherchée aux Etats-Unis, et les fils de couleur peuvent varier du rouge au noir.
La turquoise et les indiens
Les endroits oú l'on trouvait de la turquoise étaient bien connus des indiens (bien avant l'arrivée des mineurs), d'ailleurs un commerce s'était développé avec les tribus de la côte pacifique qui échangeait des coquillages contre des turquoises. Cette belle pierre est restée la pierre des indiens du sud et elle est maintenant travaillée par des artistes qui les transforment en bijoux magnifiques. La pierre était aussi employée dans la religion, l'art, le commerce et les négociations de traités.

1. feline le 04-10-2007 à 18:13:21 (pierre gravée)
wouahhhh!!!! trop joli les bijoux! Et le colier que tu as acheté est très beau! Quand aux bagues que tu nous montres, il y en plusieurs qui me plaisent bien, bon, je peux faire mon choix???? ha ha!!! Quand au médaillon sur la dernière photo, c'est sûr, c'est pour moi! j'adore!!! je n'ai plus qu'à demander à chéri de me l'acheter!!! Bon, je sais, je peux aller me brosser, il déteste mettre de l'argent dans des bijoux, pour lui c'est de l'argent perdu! ha ha ha!!!!
Et bien, t'en as beaucoup des blogs! Comment trouves tu le temps de tout faire!!!! En tout cas, bravo pour ce nouveau blog! Gros bisous ma belle
2. GigietLove/Fripouille le 05-10-2007 à 08:18:11 (pierre gravée)
bonjour magnifique blog un très beau début ; je souhaite la bienvenue sur vefblog ainsi qu'une bonne journée Gigietlove
3. dd le 24-03-2008 à 14:33:58
dommage que les commentaires soient exactement les mêmes que ceux du site GemByGem. Qui à copié l'autre ?
SCRIBES
1. feline le 09-10-2007 à 18:56:17 (pierre gravée)
C'est vrai, Anvers est très connu pour les diamants! Mais finalement moi, je préfèr les pierres de couleurs!