TRESORS DE LA TERRE

pierres précieuses, trésors, oeuvres d'art, musées, splendeurs de la nature...

... 15/11/07

*L' OR...(2e partie)*

Les Premiers ORS.....du monde

**

On sait que les Egyptiens, et les Chinois et les japonais, outre les bijoux et les sculptures utilisaient déjà l'or pour les dents et que des composés à base d'or étaient utilisés comme colorants….
*

mais le plus vieil or du monde semble être celui de Varna en Bulgarie.
Il y a environ 4600 ans avant notre ère, une mystérieuse civilisation s'installe sur les rives de lacs voisins de la mer Noire — tout près de l'actuelle ville de Varna. Cette culture de Varna, fin du chalcolithique, connaîtra un développement culturel et technologique sans précédent pour l'époque. Ce sont d'abord d'admirables poteries, des idoles en os et en pierre, et des outils de cuivre qui en révèlent l'existence.
Puis, une découverte fortuite, en 1972, si stupéfiante que son annonce fera le tour du monde. À quelques kilomètres de Varna, se trouve une nécropole contenant les objets d'or les plus anciens jamais découverts à ce jour, parmi lesquels des bracelets massifs dépassant 200g et de presque 24 carats, des plaques, plastrons, diadèmes…
*

Entre 4600 et 4200 ans avant notre ère, bien avant la Mésopotamie ou l'Égypte des pyramides, l'orfèvrerie a débuté sur les rives de la mer Noire, dans la Bulgarie actuelle. L'étude des quelque 300 sépultures de la nécropole de Varna I démontre, à l'âge du cuivre, l'existence d'une société fortement hiérarchisée. Les plus riches tombes renferment des diadèmes et des sceptres en or, des haches et pointes de javelot à fort poids de cuivre, des parures raffinées, des céramiques finement décorées.
La plupart des pièces sont en électrum (alliage naturel d'or et d'argent pouvant contenir entre 15 et 40% d'argent d'après des analyses effectuées sur des ors anatolien, il en va de même pour les ors égyptiens) ce qui semble indiquer l'utilisation d'or natif : il semble, en effet, que la séparation de l'argent et de l'or n'ait été maîtrisée qu'à l'époque perse. On n'a jamais pu déterminé jusqu'à maintenant si l'or utilisé avant 200 av. J.C. était issu de mines ou de gisements alluvionnaires. De très nombreuses parures en coquillages témoignent aussi de l'existence d'échanges avec le Sud, puisque les mollusques en question vivaient alors en Méditerranée.
*

La civilisation mycénienne, comme beaucoup d'autres, plus tard, avait ses orfèvres.
A coté de la porte au lion et des murs cyclopéens de la tombe mycénienne d'Agamemnon, on a trouvé cette coupe enterrée dans un des caveaux royaux.
Elle prouve la richesse, de par la rareté, et la grandeur du roi des peuples dont nous parle Homère….d'autant que l'or est natif ou en pépites puisqu'ils ne disposaient pas des techniques d'extraction. Les tombes sont très riches et l'une d'entre elles contenait jusqu'à 24 kg d'or.
*

Puis les Grecs, les Romains et les Celtes ont utilisé l'or de diverses manières et aussi pour frapper leurs monnaies. Les premières pièces (alliage d'argent et d'or) ont été frappées par Crésus approximativement en 550 av. JC.
*

Les Celtes se trouvaient sur le passage de l'étain qui permettait de faire le bronze et certains faisaient trafic entre l'Irlande et la Grande Bretagne…sur des barques supposées faites de peaux.
Cette barque pourrait représenter un bateau en peau.
Un extrait du Periphus (VIè av. JC) dans le poème Ora maritima d'Avienus (IVè ap. JC) précise que les marins audacieux et compétents de l'Ouest de l'Armorique naviguaient sur des bateaux en cuir pour effectuer le trafic de d'étain et de plomb entre l'Irlande et la Grande Bretagne.
*
Le trésor de Tayac (découvert en 1893, en Gironde) était rassemblé dans deux vases de terre cuite, il contenait, entre autres objets, un torque (IIème siècle av JC) : ce collier est l'un des plus beaux de toute la Gaule, il est composé d'une tige de 78 cm de long, de section cruciforme, obtenue par coulage suivi de martelage. La tige a ensuite subi une torsion pour lui donner son effet torsadé. Les tampons sont creux et ont été fabriqués séparément puis soudés à la tige. Le poids de ce bijou est de 762 g. Le torque a un caractère sacré. La majorité des pièces ont été frappées par les Arvernes, d'autres sont attribuées aux Eduens, ou encore aux ateliers de l'Europe centrale
L'ensemble du trésor de Tayac représente un poids d'or de 4 kg, il n'y avait aucune monnaie d'argent dans ce dépôt. Les raisons de l'enfouissement de ce trésor demeurent énigmatiques.
*
L'or du Pérou
A peu près aux mêmes époques qu'en Europe et au Moyen Orient se développent les civilisations précolombiennes, la civilisation de Chavin connaît son apogée vers 1200 av. JC. Parmi les métaux seul l'or est travaillé, or de rivière essentiellement, et travaillé à froid. Dans un territoire aussi vaste que le Pérou diverses cultures se développent entre 500 avant et 500 après JC. Au nord les civilisations Vicus et Mochica, au sud la civilisation Nazca.
L'empire Chimu se développe dans le prolongement de la civilisation Mochica entre 1100 et 140 environ ap. JC. L'or y est « sueur du soleil » et l'argent « larmes de lune ». L'empire Inca naît un siècle avant l'arrivée des Espagnols. Les Incas étaient à l'origine une petite tribu guerrière qui résidait dans une région de plateaux au sud de la Cordillère Centrale au Pérou. Inca (Quechua inka, "Fils du Soleil"), est le nom des souverains du peuple Quechua, au Pérou (vallée de Cuzco), qui établirent un empire sur la cordillère des Andes du milieu du XVe siècle à la conquête espagnole en 1532. Le terme désigne également la population de ce royaume, ainsi que celles qui lui furent soumises.
*

Les Incas exploitaient l'or des placers mais creusaient aussi d'étroits boyaux pour extraire l'or à quelques dizaines de mètres de profondeur. Ils connaissaient des techniques de fonte et la mise en forme pouvait donc aussi se faire à chaud.
La plupart de l'or du Pérou qui nous est parvenu vient des tombes que n'ont pas trouvées les Espagnols, le reste fut fondu pour être embarqué à destination de l'Espagne….on imagine sans peine, à voir les pièces qui nous restent, ce que fut la splendeur de cette civilisation !

 


SCRIBES

 

feline  le 21-11-2007 à 18:39:19  #   (pierre gravée)

ton article est très intéressant! Cà me rappelle aussi que mon papa aimait bien avoir deux ou trois dents en or, il disait que çà faisait bien! perso je n'aime pas çà, je préfère l'or en bioux tout de même!!!

esuna  le 16-11-2007 à 20:05:44  #   (pierre gravée)

Encore un magnifique article. Merci Aurore de m'en apprendre autant.
Bisouxxxxxxxx

OR
 
 
... 14/11/07

*LE TEMPLE de SALOMON..*

Le temple du roi Salomon à Jérusalem était un modèle de formes géométriques parfaites.
Quates plates-formes représentaient les quatre mondes qui forment l'existence :
. le monde matériel : le corps
. le monde émotionnel : l'âme
. le monde spirituel : l'intelligence
. le monde mystique : la part de divinité qu'il y a en chacun de nous
Au sein du monde divin, trois portiques étaient censés représenter :
. la création
. la formation
. L'action

**
Le monument avait pour forme générale un grand rectangle de cent coudées de longueur sur cinquante coudées de largeur
et trente coudées de hauteur. Situé au centre, le temple mesurait trente coudées de longueur sur dix de largeur.
Au fond du temple haut était placé le cube parfait du Saint des Saints. Dans le saint des saints était disposé l'autel en bois d'acacia.
Il était aussi parfaitement cubique avec des arrêtes de 5 coudées. Déposés sur sa surface, 12 pains représentaient chaque mois de l'année.
Au-dessus, le chandelier à sept branches symbolisait les 7 planètes.
D'après les textes anciens et notamment ceux de Philon d'Alexandre, le temple de Salomon est une figure géométrique calculée
pour former un champ de forces. Au départ, le nombre d'or est la mesure de la dynamique sacrée.
Le tabernacle est censé condenser l'energie cosmique. Le temps est conçu comme un lieu de passage entre deux mondes : le visible et l'invisible.

*

Le Temple de Jérusalem est, selon la Torah, le bâtiment religieux construit par les Israélites pour abriter l'arche d'alliance. Il fut détruit et reconstruit plusieurs fois.
Le Premier Temple ou Temple de Salomon aurait été construit, d'après la Bible, par le roi Salomon (au Xe siècle av. J.-C.). Il a été entièrement détruit par Nabuchodonosor II en 586 av. J.-C.
Le Second Temple fut construit au retour de la captivité des Juifs à Babylone, vers -536. Il fut terminé le 12 mars -515.
Le Temple d'Hérode fut une extension massive du second Temple, y compris une rénovation du Mont du Temple. Elle fut initiée par Hérode Ier le Grand vers -19. Ce Temple fut détruit par Titus en 70, il n'en reste aujourd'hui comme vestige que le Mur Occidental dit Mur des lamentations.

Toutefois, ce terme de Mur des lamentations est impropre. Il a été imposé au fil du temps par des milieux antisémites qui voulaient dépeindre les Juifs comme étant pleurnicheurs. Le terme 'Mur occidental' est le terme idoine, d'une part car c'est la traduction exacte de l'hébreu Kotel hamaaravi, d'autre part car ce mur est effectivement le mur ouest du Temple détruit en 70 de notre ère.


Architecture d'après la Bible 
 
Reconstitution du Temple d'Hérode ; La structure du Temple de Salomon et les matériaux précieux utilisés sont décrits notamment dans le premier Livre des Rois (6,1-22). Le prototype de ce Temple est le dispositif portatif protégeant l'Arche d'alliance tel que décrit dans le Pentateuque. Ce modèle sera repris pour le Second Temple.

Le Temple a une structure concentrique, avec des parties publiques et des parties toujours plus sacrées et toujours plus rarement accessibles. Dans le sanctuaire du Temple, le «Saint des Saints», est conservée l'Arche d'alliance avec, à l'intérieur, les Tables de la Loi (pierres gravées avec le texte des Dix Commandements transmis par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï, durant l'Exode).

Le Temple comprend en outre des portiques, des autels (parfums, sacrifices d'animaux), des bassins d'ablution.

 


SCRIBES

 

feline  le 21-11-2007 à 18:41:06  #   (pierre gravée)

c'est magnifique! c'est le genre de chose que j'aime bien visiter, les monuments, les vieilles pierres, les aglises, etc... mais mon mari déteste çà! tout le contraire de moi!!!! pfff!!

esuna  le 16-11-2007 à 20:03:41  #   (pierre gravée)

Je reste en contemplation ...

 
 
... 13/11/07

*BAMIYAN..*

Le patrimoine mondial est l’héritage du passé dont nous profitons aujourd’hui et que nous transmettons aux générations à venir. Nos patrimoines culturel et naturel sont deux sources irremplaçables de vie et d’inspiration. Des lieux aussi extraordinaires et divers que les étendues sauvages du parc national de Serengeti en Afrique orientale, les Pyramides d’Egypte, la Grande Barrière d’Australie et les cathédrales baroques d’Amérique latine constituent le patrimoine de notre monde.

Ce qui rend exceptionnel le concept de patrimoine mondial est son application universelle. Les sites du patrimoine mondial appartiennent à tous les peuples du monde, sans tenir compte du territoire sur lequel ils sont situés.

*

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) encourage l’identification, la protection et la préservation du patrimoine culturel et naturel à travers le monde considéré comme ayant une valeur exceptionnelle pour l’humanité. Cela fait l’objet d’un traité international intitulé Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, adopté par l’UNESCO en 1972.

La mission de l'UNESCO en faveur du patrimoine mondial consiste à :

encourager les pays à signer la Convention du patrimoine mondial et à assurer la protection de leur patrimoine naturel et culturel;
encourager les Etats parties à la Convention à proposer des sites sur leur territoire national pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial;
encourager les Etats parties à élaborer des plans de gestion et à mettre en place des systèmes de soumission de rapports sur l'état de conservation des sites du patrimoine mondial;
aider les Etats parties à sauvegarder les sites du patrimoine mondial en leur fournissant une assistance technique et une formation professionnelle;
fournir une assistance d'urgence aux sites du patrimoine mondial en cas de danger immédiat;
appuyer les activités menées par les Etats parties pour sensibiliser le public à la préservation du patrimoine mondial;
encourager la participation des populations locales à la préservation de leur patrimoine culturel et naturel;
encourager la coopération internationale dans le domaine de la conservation du patrimoine culturel et naturel du monde.
**

1er patrimoine... en AFGHANISTAN

(j'en avais déjà parlé dans ZORA puisque j'y suis allée)

Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan
Le paysage culturel et les vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan illustrent les développements artistiques et religieux qui, du Ier au XIIIe siècle, ont caractérisé l’ancienne Bactriane, intégrant diverses influences culturelles pour former l’école d’art bouddhique du Gandhara. Le site contient plusieurs ensembles monastiques et sanctuaires bouddhistes, ainsi que des édifices fortifiés de la période islamique. Il témoigne également de la tragique destruction des deux bouddhas debout par les taliban, qui ébranla le monde en mars 2001.

 

 


SCRIBES

 

feline  le 21-11-2007 à 18:42:04  #   (pierre gravée)

c'est très impressionnant çà!!! joli aussi!!!

esuna  le 13-11-2007 à 23:20:41  #   (pierre gravée)

Les photos sont magnifiques.
Il est important de conserver toutes ces cultures, ces patrimoines, ces preuves.
Gros bisous.

 
 
... 11/11/07

**Les TOURMALINES..**

 Les tourmalines sont des pierres fines possédant un superbe éventail de couleurs, unique en son genre.
D’après une antique légende égyptienne, cela viendrait de son long voyage, du cœur de la terre jusqu’au soleil, « le long de l’arc-en-ciel ».
C’est pourquoi on l’appelle parfois, aujourd’hui « la pierre arc-en-ciel ».
Mais son nom « tourmaline » vient du Cingalais « tura mali » qui se traduit par « pierre aux couleurs diverses ». Le nom seul, fait référence à la palette de couleurs que cette pierre offre au regard.
Il n’y en a pas de semblable dans le domaine des gemmes.

*

Il existe des tourmalines rouges, vertes, bleues, jaunes. Il est fréquent qu’une même pierre ait deux couleurs ou plus et on les aime, à cause de cet aspect multicolore.

Il y a des tourmalines qui changent de couleur suivant qu’elles sont exposées à la lumière naturelle ou à la lumière artificielle, d’autres chatoient. Aucune tourmaline n’est identique à une autre.
Voici une pierre qui a de nombreux visages. Ainsi est-elle parfaitement adaptée à tous les caractères, à tous les tempéraments.
Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que, depuis les temps les plus reculés, on lui ait attribué des vertus magiques. On dit que la tourmaline exerce une influence particulièrement puissante sur l’amour et l’amitié, auxquels elle offre permanence et stabilité.

COULEURS, NOMS ET SURNOMS

Il sera bon que vous repassiez vos connaissances en gemmologie si vous voulez comprendre la multitude de couleurs de la tourmaline. Cette pierre est constituée de cristaux de natures diverses et qui varient, dans leur composition complexe de borosilicates d’aluminium. La moindre variation dans leur alliage aura pour résultat des couleurs entièrement différentes.
En fait, les cristaux unicolores sont fort rares car un seul et même cristal offre plusieurs nuances et même plusieurs couleurs différentes. Non seulement cette large palette de couleurs est caractéristique de cette gemme mais encore, elle possède un dichroïsme remarquable.
Suivant l’angle sous lequel on l’examine, la couleur est différente ou, tout au moins, varie en intensité. La couleur la plus intense est toujours située sur l’axe principal ; c’est là une donnée que le lapidaire doit avoir en tête quand il procède à la taille.
On peut, en toute occasion, porter une tourmaline et il n’y a pas lieu d’en prendre un soin particulier car sa dureté est de 7 à 7,5 sur l’échelle de Mohs ( un barème qui classe les substances par ordre de dureté, le diamant, la plus dure des substances connues ayant une dureté 10).
Ainsi la tourmaline est-elle une pierre qui suscite de l’intérêt à bien des égards.

Le métier a attribué des noms divers à ses couleurs diverses.
Par exemple une tourmaline d’un rouge soutenu sera appelée « rubellite », à condition qu’elle soit pourvue d’une couleur comparable à celle d’un rubis, à la lumière naturelle ou à la lumière artificielle. Si sa couleur varie quand varie la source de lumière, on l’appellera « tourmaline rose ».
La tourmaline bleue est appelée « indigolithe ».
La « dravite » va du brun doré au brun soutenu.
La tourmaline noire est une « schorl » et est surtout employée pour la gravure et l’ésotérisme où elle est très appréciée : elle est censée protéger qui la porte, des radiations nocives.

La tourmaline verte est tenue en haute estime. Sa couleur délicate, comparable à celle de l’émeraude, est causée par des traces de chrome. On peut aussi l’appeler « chrome tourmaline ».
Mais le top, en tourmaline, est celle de Paraîba. Elle a une couleur vive qui va du bleu au bleu-vert.
On l’a découverte en 1987, dans les mines de l’état brésilien de Paraïba.
Quand elles sont de bonne qualité, les pierres sont des petits trésors très recherchés. Depuis que les tourmalines jaune vif de Malawi ont été commercialisées, cette couleur de haute qualité et qui manquait jusqu’alors, est venue s’ajouter à l’éventail, apparemment illimité, de nuances, de cette « pierre d’arc-en-ciel »

Il y a encore bien d’autres appellations de la tourmaline. Mentionnons les bi-colores et les multicolores.
De même, sont très populaires les plaques ou plaquettes qui mettent en valeur, dans toute leur splendeur, les couleurs que recèle la tourmaline. Par exemple des plaquettes de ce genre ayant un centre rouge et des bordures vertes sont des tourmalines « tranche de melon »
Des plaques, de centre clair et de bords noirs, sont des tourmalines « mauresques ».

On trouve des tourmalines partout au monde. Les gisements importants sont au Brésil, au Sri Lanka, en Afrique du Sud et en Afrique du Sud-Ouest. On trouve d’autres gisements au Nigeria, au Zimbabwe, au Kenya, en Tanzanie, au Mozambique, à Madagascar, au Pakistan et en Afghanistan. On en trouve également aux Etats-Unis, dans les états la Californie et du Maine.
Mais bien qu’il y ait des gisements importants dans le monde entier, les marchandises de bonne qualité et de couleur délicate sont rares sur le marché. C’est pourquoi l’éventail des prix de la tourmaline est presque aussi ouvert que celui de ses couleurs.

*

LES «EXTRACTEURS DE CENDRES»

Si l’on peut dire que les joailliers sont fascinés par la tourmaline, à cause de la richesse et de la variété incomparable de ses couleurs, ils ne sont pas les seuls à en être inspirés.
Les scientifiques, eux aussi, sont intrigués par ses caractéristiques physiques : en la chauffant et en la laissant refroidir, la pierre se charge d’électricité : positive à un bord, négative à l’autre.
C’est ce que l’on nomme « pyroélectricité » d’après le mot grec « pyros » qui signifie feu.
Si l’on exerce une pression sur un cristal, il se charge d’électricité et, dans le processus de décharge, le pôle plus et le pôle moins vont alterner, de sorte que la pierre va émettre des vibrations comparables à celles du quartz mais nettement plus fortes.
Les Hollandais, qui furent les premiers à importer des tourmalines en Europe, connaissaient cette particularité longtemps avant qu’elle devînt l’objet de recherches scientifiques.
Ils appelèrent la tourmaline « Aschetrekker »

Il est clair que la tourmaline est une pierre très particulière. Elle occupe donc une position exceptionnelle, dans le monde des pierres gemmes. Sa disponibilité sur le marché et sa gamme unique de coloris superbes, en font l’une des pierres, d’autant plus répandues, que chaque tourmaline est unique en son genre.

 


SCRIBES

 

feline  le 21-11-2007 à 18:43:30  #   (pierre gravée)

je ne connaisais pas cette pierre là!!! c'est pas mal comme couleurs!

esuna  le 11-11-2007 à 23:02:41  #   (pierre gravée)

Quelle jolie pierre !
Je t'avoue : je préfère toujours les voir à l'état brut que modelée en bijou même s'ils sont beaux. C'est comme ça !
Merci pour cet article, c'est toujours intéressant.
Gros bisous :-)

aurore  le 11-11-2007 à 22:22:33  #   (pierre gravée)

merci !!

kecoeurita  le 11-11-2007 à 22:18:42  #   (pierre gravée)

bravo pour ce blog. Je n'avais pas tilté que c'était toi Aurore qui en était l'auteur.

 
 
... 09/11/07

*La TSAVORITE..*

La tsavorite, au vert brillant, est une gemme plutôt jeune mais pourvue d’un historique géologique ancien. Son pays d’origine est la brousse, au long de la frontière qui sépare le Kenya de la Tanzanie. Les mines clairsemées de cette région, sont situées dans un paysage, d’une beauté unique, de prairies desséchées, au milieu de collines dénudées et arides. C’est une région dangereuse, où les serpents sont chez eux et où, de temps en en temps, un lion vient chasser sa proie.
C’est donc dans cette région, non loin du parc national de Tzavo, que débute notre histoire.

*

Il était une fois, en l’an 1967, un géologue britannique, du nom de Campbell R. Bridges. Il prospectait la région nord-est de la Tanzanie, à la recherche de pierres gemmes, quand il se trouva soudain, devant des objets fort étranges qui avaient une forme de patate.
Comme dans un conte, il découvrit, à l’intérieur de ces trouvailles bizarres, de petits agglomérats de couleur verte, ainsi que des agrégats cristallins, d’une beauté à couper le souffle. Des tests gemmologiques révélèrent qu’il avait découvert de la grossularite, substance minérale, de la famille colorée des grenats et qui, jusque là, avait été considérée comme d’une grande rareté.
Ces pierres étaient très belles, bien transparentes, de sorte que les spécialistes furent immédiatement très intéressés. Tiffany, de New York, eux-mêmes, exprimèrent leur intérêt pour cette découverte. Mais, en dépit de tous les efforts qui furent déployés, il ne fut pas possible d’obtenir de licence pour exporter ces pierres hors de Tanzanie.
Campbell R.Bridges ne s’avoua pas vaincu pour autant.
En tant que géologue, il savait que ce genre de gisement, porteur de gemmes, ne se limite pas à un endroit donné mais s’étend généralement sur de vastes étendues. Et le filon qu’il avait trouvé correspondait, d’après lui, à cette caractéristique.
Cette ceinture de gemmes brutes, qui se trouve en Afrique Orientale, est extrêmement ancienne.
*

Elle remonte à des millions d’années, au temps de la dérive des continents.
A cette époque, la région en question faisait partie du fond de l’océan. Les composants sédimentaires étaient l’objet de pressions et de plissements, car ils étaient sujets aux mouvements des plaques terrestres. Ces pressions, conjuguées à des températures extrêmement élevées, provoquèrent des modifications au sein des gisements de pierres qui existaient à l’origine.
Ainsi furent créées des pierres gemmes, de beauté remarquable et, parmi elles, la tsavorite.
Mais les forces titanesques de la nature, impliquées dans ce processus, avaient déjà endommagé la plupart des cristaux, de sorte que ce ne sont que des morceaux, des fragments, que nous trouvons habituellement aujourd’hui.

Campbell R. Bridges poursuivit obstinément sa recherche. Sa théorie, suivant laquelle le filon de pierres gemmes qu’il avait trouvé, pouvait bien avoir une extension en territoire kenyan, le mit sur la bonne voie. En 1971, il découvrit, pour la seconde fois, la gemme verte et brillante mais au Kenya cette fois.
Il eut la possibilité de faire enregistrer officiellement sa trouvaille et de commencer à l’exploiter.
Ceci était le début d’une nouvelle aventure : en effet, pour se protéger des animaux sauvages, Bridges vécut d’abord dans une hutte de rondins.
Comme il ne voulait pas que son trésor lui fût volé, il exploita astucieusement la crainte des serpents, qu’avaient les ouvriers et il fit garder les pierres précieuses par un python.
Le gisement était vraiment très beau mais, par malheur, seuls les spécialistes l’appréciaient.
Cette situation changea brusquement, quand Tiffany entama une campagne de promotion qui, en fort peu de temps, fit largement connaître la tsavorite, dans tous les Etats-Unis. D’autres campagnes suivirent, dans d’autres pays et le nom de « tsavorite » fut bientôt connu, un peu partout.

VERT COMME UN GRENAT

Pourquoi ce qui n’est, après tout, qu’une grossularite verte, faisant partie de la famille nombreuse des grenats, s’appelle-t-il « Tsavorite » ou « Tsavolithe » ? .
Le fait de donner un nom à une pierre, obéit à certaines règles. La nomenclature minéralogique moderne, exige que les gemmes reçoivent un nom se terminant en « ithe ». Pour faire honneur au parc national de Tzavo, et au fleuve du même nom qui serpente à travers la région, Henri Platt, ex-président de Tiffany & C°, qui contribua largement à populariser cette pierre, suggéra qu’elle fût nommée « Tsavorite ». Il arrive toutefois que l’on emploie l’appellation « Tsavolithe » mais les deux dénominations désignent une seule et même pierre.
Le suffixe « lithe » est tout simplement le mot grec qui signifie « pierre ».

En quoi la tsavorite est-elle attrayante ?
Tout d’abord par sa couleur d’un vert brillant et vif. La palette de couleurs de la tsavorite va du vert pâle printanier, au vert foncé forestier, en passant par le vert bleuâtre soutenu, toutes couleurs, qui exercent, sur les sens, un effet tonique.
Sa brillance importante explique également qu’elle soit appréciée. Comme tous les grenats elle a un indice de réfraction élevé (1,734 / 44). Voilà qui explique pourquoi, dans les anciens récits légendaires, les grenats étaient difficiles à dissimuler. On disait que leur éclat était perceptible, même à travers les étoffes.

Contrairement à d’autres gemmes, la tsavorite ne subit aucun traitement par chauffage ou application d’huile. Elle n’en a nul besoin.
De même que les grenats, généralement parlant, la tsavorite est un pur produit naturel.

*
Autre facteur favorable : sa robustesse. Bien qu’elle ait une dureté à peu près semblable à celle de l’émeraude, soit environ 7,5 à l’échelle de Mohs elle est bien moins délicate à manipuler. On se rappellera que le barème de dureté ou « échelle de Mohs » attribue une dureté 10 au diamant, la plus dure des substances connues.
Voilà qui est important, non seulement pour la taille et le sertissage, mais aussi pour l’usage courant. Il y a moins de chance que la tsavorite ne se casse ou se fende à la suite d’un choc brutal, par imprudence ou par accident.
Elle est particulièrement apte au « serti invisible » où les pierres sont au contact l’une de l’autre, ce qui n’est pas recommandé pour l’émeraude. Sa haute brillance est égale à celle du diamant, du rubis et du saphir.
Il est rare qu’on trouve un cristal brut, de plus de 5 carats, or on perd, à la taille, de 60 à 70% du poids brut. La tsavorite est donc très rare et atteint une grande valeur quand, une fois taillée, elle atteint 2 carats ou plus.
Mais sa brillance et sa luminosité sont présentes, même dans les petites dimensions.

Cette pierre « nouvelle » mais, pourvue d’une histoire ancienne, est vraiment spéciale, avec sa couleur verte, vive et éclatante qui la rend facile à porter.
En outre, son prix abordable en fait, sans aucun doute, l’une des pierres les plus désirables, les plus agréables et les plus attirantes.

 


SCRIBES

 

feline  le 21-11-2007 à 18:44:59  #   (pierre gravée)

je ne connaissais pas non plus! mais alors là, j'adore, c'est une très belle couleur, un vert magnifique, les bagues en photos ma plairais bien en tout cas!!! trop belles!!

liline  le 10-11-2007 à 20:40:18  #   (pierre gravée)

merci Trésors moi non plus je ne la connaissais pas cette pierre
et merci pour ce magnifique blog de culture
amicalement à toi

esuna  le 10-11-2007 à 00:12:33  #   (pierre gravée)

Trés jolie pierre que je ne connaissais pas.
Je me vois bien porter le pendentif (en dessous de la bague serpent que je porterais bien aussi).
L'histoire est vraiment intéressante.
Bisouxxxxxxx

 
 
 

Ajouter un commentaire

tu peux graver ton message...
Pseudo : Réserve ton pseudo ici
Email :
Site :
Commentaire :

Smileys

 
 
 
Rappel article